Je suis partie en Côte d’Ivoire il y a quelques jours, pendant 10 jours. C’était ma première fois en Afrique.

Je voulais vraiment faire un article complet jour par jour et écrire écrire écrire. Mais je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à trouver les mots pour décrire ce pays. Mes émotions ont été tellement intenses ici que je ne sais même pas s’il existe des mots assez forts pour les retranscrire.

J’y ai été en famille et surtout avec ma mère qui a grandi là-bas quelques années. Elle voulait que je rencontre des personnes de ma famille. (Vous ne les verrez pas ici). Et je crois que c’est ce qui est difficile, c’est un voyage personnel, trop personnel.

En Côte d’ivoire, j’ai été émue de :

  • Rencontrer des personnes dont ma mère me parle depuis des années.
  • Voir des villes dont je ne connaissais que les noms : Gagnoa, Yamoussoukro, Yopougon, Ouraghio, Abidjan.
  • Découvrir une végétation si luxuriante.
  • Me surprendre à vouloir des bananiers même si je n’aime pas la banane en fruit classique.
  • M’extasier devant des enfants si beaux.
  • Me lever dans un somptueux hôtel 5* comme Le Tiama et le lendemain dans un hôtel local Le Nouveau Cottage.
  • En prendre plein les yeux devant la Basilique de Yamoussoukro. Merveille d’architecture.
  • M’étonner de la bonne humeur permanente des Ivoiriens.
  • Manger à n’en plus finir ! Il y a de la nourriture partout !
  • Apprendre ce qu’est un fromager (l’arbre hein, rien à voir avec le fromage).
  • Manger du maïs acheté en pleine rue.
  • Prendre tous les jours mes médocs anti palu et continuer encore (vendredi dernier jour).
  • Découvrir que mon super déo ne marche pas sous le soleil africain.
  • Abandonner mon fer à lisser car l’air est très troooop humide… et puis ça a fait du bien à mes cheveux.
  • Toucher et voir en vrai la latérite, vue qu’en photo…
  • Faire grimper les prix dans les boutiques de Gagnoa, alors que ma mère parle très bien le bété même si elle n’est pas si noire. Ils sont restés bouche bée. J’ai ri.
  • Voir comment toutes les religions cohabitent sans souci.
  • Y trouver une mixité; des asiatiques, des marocains, libanais. J’adore.
  • Embrasser des duels musclés avec les mouches ! OMG elles sont partout je suis devenue dingue !!! Et puis j’ai appris à cohabiter avec pas l’choix.

Et surtout vous retrouver toujours plus présentes, tous les jours dans mes stories instagram à commenter, m’aider, me soutenir, rire avec moi. Mais aussi frissonner avec les coupeur de route.

Je n’ai pas vu d’ombre au tableau si ce n’est deux.

  • La gestion des déchets aussi… voir des enfants jouer avec m’a fendu le coeur.
  • Et une autre… plus culturelle. Je me suis posé la question de vous en parler, mais ma mère (oui je l’écoute encore – des fois) m’a conseillé de le faire. Faites le plein de monnaie avant de venir ! Que ce soit aux péages, dans les pharmacies ou dans les maquis les gens ne rendent pas la monnaie. Ils vous disent avec un sang froid glaçant, qu’ils ne l’ont pas. Exemple : le péage était à 1250 CFA, nous avons donné 1300CFA et ça c’est arrêté là. « Je n’ai pas la monnaie » nous a dit la madame. En soit 50 CFA là-bas c’est 0,07cts chez nous. Ce n’est rien j’en conviens, mais c’est le principe. On a laissé passer la 1ère fois. La seconde fois même réponse, notre chauffeur est sorti de la voiture a constaté que sur la table de la dame il y avait des piles de pièces de 50cts… Je vous laisse imaginer que ce n’est pas pour l’organisme de l’autoroute… On est bien reparti avec notre pièce de 50cts. Et cela dans la pharmacie, aux maquis… C’est bien dommage.

Enfin cela dit ça ne m’a pas refroidi hein. En vrai ce n’est pas bien grave. J’ai passé un excellent séjours. Cela m’a même donné envie de découvrir d’autres pays d’Afrique !