D’aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais été une flèche à l’école. J’étais même une élève assez mauvaise, celle a qui à l’école primaire on mettant des mentions; assez bien, des smileys qui ne souriaient jamais, sauf en dessin… j’ai même le souvenir d’avoir été antépénultième (la nana qui sort du vocabulaire), tout ça pour dire avant avant-dernière de ma classe en CE2.

En passant au collège ce fut le même constat. Je me laissais complètement vivre.. J’allais à l’école pour voir comment la fille que je trouvais trop belle, Sophie, allait s’habiller, se maquiller, s’accessoiriser, dans le but de rentrer chez moi et faire pareil… l’école était pour moi secondaire. Si bien qu’en fin de 6 ème, ma prof de français a convoqué ma mère, pour lui dire qu’il fallait penser rapidement à une réorientation, car je n’arriverai jamais à ne décrocher que ce serait-ce le brevet.

C’est là que le déclic s’est opéré, je suis née sans facilité, lorsque certaines de mes copines lisaient deux fois leur leçon pour l’apprendre par coeur, il me fallait la relire 10 fois et la réécrire 3 fois pour l’apprendre.

Toujours est-il que cette demande de réorientation m’a beaucoup vexée et ce loupé du brevet sans même l’avoir passer m’a beaucoup affecté. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je suis devenue à partir de ce moment-là une élève moyenne, oscillant entre 11 et 13 de moyenne. Et inutile de vous dire que mon brevet je l’ai obtenu sans trop de stress.

Je ne savais pas encore ce que je voulais faire de ma vie, infirmière ou journaliste de mode…

J’ai opté pour la série Littéraire au lycée, pour éliminer les matières scientifiques de ma vie. Mais j’ai eu mon électro choc en arrivant en classe de Terminale (oui c’est juste juste pour décider de son avenir), j’ai adoré mon professeur de littérature et il m’a appris à aimer lire, j’ai dévoré, en autre « Un roi sans divertissement » de Jean Giono, « Perceval ou le conte du Graal » de Chretien de Troye, j’ai même eu du mal à choisir entre les deux sujets au bac, tellement j’avais de choses à dire sur ce deux oeuvres.

J’ai su à partir de ce moment-là que je voulais lire et découvrir d’autres univers littéraire, je voulais lire et écrire. J’ai obtenu mon bac L option Arts (lourd et facultatif) du premier coup et fait une licence de lettres modernes, par la suite. Je suis restée cette élève moyenne et discrète qui a fait son petit bonhomme de chemin, ayant tous ses semestres du premier coup, mais non sans peine. J’ai travaillé dur, j’ai révisé tous les jours sans exception, j’ai mis ma vie de jeune adulte entre parenthèses (ciné, bar…), pour y arriver. J’aimais aller à la fac, j’adorais lire de nouveaux livres, découvrir de nouveaux auteurs, écouter la rhétorique parfaite de mes professeurs j’aimais un peu moins le latin et la langue médiévale… Mais j’adorai vraiment être étudiante.

La suite vous la connaissez je vous en ai parlé, j’ai hésité entre le journalisme et l’éducation, mais mon envie de devenir journaliste m’a poussée à embrasser un master en ingénieurie média spécialité rédaction Web. Après 3 ans de journalisme mode, beauté et people… La futilité de cet emploi m’a bouffée…

J’ai tellement aimé étudier, et ça m’a tellement manqué que j’ai décidé de bosser dur pour me réorienter en tant qu’enseignante. Mais je continue à être une étudiante, j’apprends tous les jours mon métier, car il est riche en apprentissage, autant en terme de création de leçons, qu’auprès de mes élèves et de savoir vivre.

Mais je pense que je resterai une éternelle étudiante, et à la retraite, je pense retourner à la fac, peut-être pour faire une licence d’art cette fois.

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