Chez mes parents, il y a une table en bois immense, dans le salon. C’est étrange de commencer un article de cette façon… mais bon on entre dans le vif. Cette table de salon m’a vu grandir et en a essuyé avec moi des heures de travail; mon bac, mon code de la route, ma licence, mon master… cette table a vu défiler des kilomètres de fiches récapitulatives de cours, de lignes écrites et autant de litres de blanco. J’adorais m’étaler dessus et m’entourer de tonnes de livres quand je travaillais. Je dois le dire qu’en fond il y avait Britney ?

Plus jeune je ne travaillais jamais dans ma chambre sur mon bureau, toujours dans le salon.

Ma mère pensait que je me mettais là pour lui prouver que je travaillais, d’ailleurs ça l’agaçait vraiment. Mais je travaillais, travaillais et travaillais sans relâche toujours au même endroit.

Depuis que je suis entrée dans la vie active, j’ai banni le mot « travail ». Le fait est que lorsque je me lève le matin, pour moi, je ne vais pas « au travail », je vais à « l’école ». C’est grâce à ça que je sais que j’adore enseigner. J’ai toujours aimé l’école et j’aime toujours ça.

Alors désormais lorsque je rentre chez mes parents, je mets dans ma valise tout ce dont j’ai besoin pour l’école. Puis une fois arrivée à destination je me mets toujours sur cette grande table de salon, comme aujourd’hui, toujours à la même place. Je sors mes cours à préparer pour la rentrée et je m’étaaaale sur la table. Je prépare ma trousse remplie de stylos et stylo-feutres et je les dispose partout autour de moi. J’empile mes livres et dictionnaires de collégiens un peu plus loin sur la table, je pose toujours à portée de main ma règle. Mais surtout ma mère me regarde toujours faire, mais elle sait désormais que j’ai besoin d’être là. Ça a toujours été ainsi et ça l’est toujours. Alors elle me sourit et se met a fredonner des chansons de mon enfance, comme si rien n’avait changé. On ne change pasAffaires scolaires